L'ouïe
  Lois et passions
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  Archimusic est né en 1993 d’une rencontre impromptue entre musiciens de pratiques différentes, qui se sont entendus pour “dessiner” la musique de Jean-Rémy Guédon, une musique très visuelle et concrète, facétieuse et surprenante, mêlant subtilement l’écrit et l’improvisé.
Archimusic, c’est Jean-Rémy Guédon (saxophone, direction et composition), Nicolas Genest (trompette), Jean-Pierre Arnaud (hautbois, cor anglais), Nicolas Fargeix (clarinette), Carol Mundinger (clarinette basse), David Pouradier Duteil (batterie), Yves Rousseau (contrebasse), Bruno Rousselet (basson) et pour Sade Songs, une voix, celle d’Elise Caron.

Formée à la discipline classique de l’art lyrique, de l’art dramatique et de la flûte, la route d’Elise Caron est avant tout traversière, loin des mesures “conservatoires” et des chemins déjà tracés. Du cinéma (elle fut la voix de Jeanne et le garçon formidable) en théâtre (Brecht, Shakespeare), de récitals classiques (Monteverdi, Purcell, Satie) aux contemporains (Sept monodies de Bruno Gillet), de la chanson pour enfants (Chansons pour les petites oreilles) aux outrages de Sade, nulle barrière ne trace les limites de son domaine. Soliste de l’Orchestre National de Jazz en 1991 sous la direction de Denis Badault, elle joue dans “La Périchole” d’Offenbach, mise en scène par Jérôme Savary en 1999. Depuis 1995, elle écrit ses propres chansons avec l’aide précieuse de Denis Chouillet. Sa dernière création se nomme “Eurydice bis”.

Le spectacle Sade Songs…
“Sade Songs” est un album autour des textes de l’irrévérencieux Marquis. D’espiègles frissons vocaux et des propos impertinents donc pimentent le savant équilibre de l’instrumentation. Autour d’une dramaturgie patiemment ciselée, Archimusic se joue de la différence : instrumentistes classiques et musiciens de jazz contribuent à mélanger les genres. Dans ce décor sonore, plus que jamais pour Elise, la voix est libre…

“Je conçois ces chansons comme autant de perles d’un collier solidement reliées entre elles au moyen d’un fil sonore. Ce lien est tel un marais parfois inquiétant, parfois tranquille d’où naissent et meurent ces bulles de son. On ne fait pas un collier de Sade, sans risquer quelques noeuds, certes, mais le matériau est si puissant qu’il peut rayonner à l’image de ‘ce soleil si noir du siècle des lumières”.
(Jean-Rémy Guédon)

 
   
Tu veux les définir ces lois
et tu ne peux pas me dire
comment il se fait que
de petits vaisseaux trop gonflés
renversent à l’instant une tête,
et fassent dans la même journée
un scélérat du plus honnête homme

« Lettre d’étrennes »
Extrait de l’album « Sade Songs »

 

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