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Après sept années de piano classique chez Martenot,
Joel Favreau a été brusquement privé de son instrument.
Empruntant la guitare de son frère, il a cherché tout seul
ses premiers accords en découvrant la musique latinoaméricaine,
le jazz, la musique traditionnelle de tous les
pays, ainsi que les chansons de Georges Moustaki et de
Georges Brassens, sans se douter que la vie lui offrirait
le cadeau incroyable de travailler avec eux. Bientôt il
jouera entre autres aux côtés de Catherine et Maxime Le
Forestier (1968), Georges Moustaki (1969-1970), Jacques
Higelin et Yves Duteil (de ses débuts jusqu’en 1988). Mais
Joel Favreau deviendra surtout pendant plus de dix ans
le guitariste de Georges Brassens. “Ce marrant plein de
sérieux” est aussi auteur compositeur interprète. Ses
premières chansons, il les chantera en tournée, puis en
première partie de Moustaki à Paris, ou de Brassens en
tournée (1973) et à Bobino (octobre 1976).
Avec la complicité de Jean- Jacques Franchin à l’accordéon,
il propose actuellement son spectacle “SALUT BRASSENS”.
Ce nouvel éclairage porté aux chansons de Brassens en
fait ressortir l’extraordinaire richesse musicale. C’est aussi
une fête où le public est invité à reprendre ses refrains
favoris, et il ne s’en prive pas...
"Peut-on encore surprendre en reprenant du Brassens ?
Oui ! prouve Joel Favreau qui tint douze ans durant la
deuxième guitare à l’ombre du manche du maître.
Aiguillonné avec rudesse par
Le Forestier (“écoute, tu nous
emmerdes avec ta deuxième
guitare. Est-ce que tu vas te décider
à chanter ?”), Favreau, qui a déjà publié ses propres chansons, ose
enfin chanter Brassens.
Et c’est superbe : la voix est chaude et bien timbrée,
l’articulation exemplaire. La guitare alerte et l’accordéon
qui lui répond, celui de Jean-Jacques Franchin, rendent
ensemble justice à une musicalité que les po-pom po-pom
de la version d’origine réduisaient au minimalisme : et c’est
enthousiasmant."
(Anne-Marie Paquotte – Télérama)
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Les chansons de Brassens
sont un vaccin
contre la connerie,
mais il faut pas mal
de rappels.
Pierre Desproges
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