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freeBidou c’est d’abord Patrick Fournier à l’accordéon,
remarqué aux côtés de Bévinda, c’est ensuite Alain
“Bullon” Buisson au banjo, guitariste émérite de Benabar
et, at last but not least, “l’Ecossais of the group”, Stephen
Harrison à la contrebasse, ex Sons of the deserts. On vous
épargnera la longue litanie de leurs autres faits d’armes,
ils en rougiraient de fierté (jamais de honte).
Ils se sont rencontrés au comptoir de l’Atmosphère, à deux
pas de l’Hôtel du Nord. C’est là, en 1997, qu’ils furent
baptisés par la maîtresse des lieux. Depuis, ils ont écumé tous les endroits de Paname où, comme le disait Brassens,
“on a du savoir boire”.
La musique des freeBidou est un mélange savant et
détonnant de Valse musette, de Jazz new Orleans, de Java
parigote, et de bien d’autres ingrédients, décrits ainsi dans
les colonnes de Libération : “Un zeste d’esprit manouche,
une once d’âme slave, une mesure de musette, une pincée
de rock’n roll déjantée”.
Derrière la référence à un éphémère “boys band”, aussi
populaire qu’inutile, se cache donc un véritable “power
trio”. Rappelons à nos plus jeunes auditeurs qu’un
power trio est constitué chaque fois que trois musiciens
chevronnés s’associent pour mieux rivaliser d’invention,
de virtuosité et d’énergie débridée...
Citons pour mémoire The Jimi Hendrix Experience, Cream,
Soft Machine ou Police… mais ceux-là trichaient, puisant
une part importante de leur énergie dans l’électricité…
freeBidou est un trio essentiellement acoustique :
accordéon, banjo & contrebasse.
Côté spontanéité et énergie il
vaudrait mieux se retourner vers les
Stray Cats, côté joute instrumentale
et virtuosité vers Paco de Lucia-
John McLaughin-Al Di Méola. Côté
diversité et richesse de l’inspiration
vers... Qui donc ?… “Et ben mon vieux” comme dirait
l’autre “Il ne leur manque que la parole !!!”
De fait les freeBidou ne chantent pas ou très très peu… et le plus beau c’est qu’on ne s’en aperçoit pas. Leur
musique essentiellement festive, bourrée de références
systématiquement subtiles et souvent savantes, possède
une telle force évocatrice qu’elle nous parle aussi
distinctement que les scènes de ces films muets du début
du siècle dernier.
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“C’est le monde d’Amélie Poulain
et de Chacun cherche son chat, un
monde néo-urbain qui se cherche
dans les clichés d’un Paris perdu
tout en assimilant le métissage
de la ville moderne et
de la désepérance post-punk”.
Aden, 2003
A propos de l’album « Baby foot party »
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