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Mona Heftre intègre, dès sa création, Le Grand Magic
Circus de Jérôme Savary et participe à tous les spectacles
produits entre 1973 et 1986.
C’est au sein de cette troupe qu’elle parachève sa formation
artistique en apprenant la comédie, le chant, la danse.
Elle poursuit sa collaboration avec Jérôme Savary lorsqu’il
met en scène les auteurs classiques, Molière, Shakespeare.
Son jeu si personnel inspire à Colette Godard ces propos :
“Fragile, burlesque,attendrissante, Mona a apprisà jouer la poupée tout en restant profondément humaine,
exercice périlleux accompli avec élégance, notamment
dans le Bourgeois Gentilhomme où elle est la marquise
pour laquelle Monsieur Jourdain se prête à toutes les
folies, dans le Songe d’une nuit d’été où elle est une
trouble Titiana.”
Mona Heftre participe également à la comédie musicale
Cabaret dans laquelle elle incarne Fraulein Kost, et aux côtés
de Hans-Peter Cloos, elle crée deux spectacles, Kabaret de
Karl Valentin et Chambres de Philippe Minyana.
En 1994, elle imagine un répertoire cinématographique
intitulé Noir et Blanc, programmé dans le cadre du
centenaire du cinéma au Théâtre de Chaillot.
Peu après, Charles Tordjman lui confie le rôle de Jenny des
Lupanars, dans l’Opéra de Quat’sous. En 1996, elle joue
dans le spectacle musical Y’a d’la joie, dirigé par Jérôme
Savary, autour des chansons de Charles Trénet.
Au sentier des Halles, en janvier 1999, Mona Heftre
interprète Rezvani, pour la première fois en public,
accompagnée au piano par Gérard Daguerre. En juillet, sous
l’égide de France Culture, ce tour de chant comprenant de
nombreuses chansons inédites est
présenté au festival d’Avignon.
En 2000, Actes Sud publie “Tantôt
rouge, tantôt bleu”, recueil
contenant les 72 chansons écrites
par Rezvani et incluant un album de
vingt titres interprétés par Mona.
Début 2001, Rezvani “offre” à Mona vingt nouvelles
chansons, les premières qu’il écrit depuis plus de trente
ans. Un album “Embrasse-moi” sort chez le Chant du
Monde, en 2004.
"J’ai adoré la profondeur des sentiments qui inspirent ces
textes, de l’expression radieuse de l’amour à la hantise
de se perdre et la simplicité d’accompagnement qu’elles
demandaient."
(Mona Heftre)
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