Née à la veille de la seconde guerre mondiale, la plus ancienne maison phonographique française est associée depuis bientôt 25 ans à harmonia mundi, autre franc-tireur de l’édition phonographique hexagonale. Le Chant du Monde publie des enregistrements de très haute tenue artistique dans les domaines suivants : le jazz, la chanson française, la chanson internationale, les musiques traditionnelles et les programmes pour enfants. Plus qu’un simple label, Le Chant du Monde fonctionne comme une véritable maison d’édition musicale et phonographique et demeure un acteur important du paysage musical international.
 
  Le Chant du Monde réalise des disques de jazz avec des artistes de première importance. Au-delà des “anciens” Bernard Lubat, Michel Graillier, Patrice Caratini, Jean Luc Ponty et d’une génération plus jeune mais déjà confirmée Elise Caron, Yves Rousseau, André Minvielle, David Linx, Rita Marcotulli, Jean-Marie Machado ou Jean- Marc Padovani, on retrouve des artistes parmi les plus prometteurs de la scène actuelle : Claudia Solal, Eric Séva, Ludovic Beier, Régis Huby. Sans compter la crème des artistes “Manouches”, Tchavolo Schmitt, Angelo Debarre, Mandino Reinhardt, Raphaël Fays, Dorado & Samson Schmitt ou Florin Niculescu.  
  Le Chant du Monde s’inscrit dans la tradition de la chanson “d’auteurs”. Cette exigence permet à ceux qui oeuvrent jusqu’alors dans le désert, de bénéficier d’une audience renouvelée et grandissante. C’est le cas notamment de Gérard Pierron, Philippe Forcioli, Joël Favreau, Philippe Val, Antoine Sahler, Mona Heftre, Général Alcazar et de Moussu T. Rappelons que Le Chant du Monde fut la première maison phonographique d’artistes comme Léo Ferré, Francis Lemarque, Germaine Montero, Colette Magny, Jacques Bertin…  
  Le Chant du Monde a prouvé par le passé que la barrière de la langue est loin d’être un obstacle rédhibitoire à la diffusion de chanteurs “étrangers” dès lors que ceux-ci s’exprimaient avec goût, conviction, sens de la poésie et talent. Boulat Okoudjava, Vladimir Vissotski et Atahualpa Yupanqui sont toujours au catalogue. Paolo Conte, qu’aucune compagnie ne voulait, a connu, grâce au soutien et à la réputation de Le Chant du Monde, le succès que l’on sait. Aujourd’hui, des signatures comme celles de Gianmaria Testa, de Antonio Placer ou de John Greaves confirment qu’une “internationale de la chanson” existe qui se moque des frontières et de l’impérialisme anglo-saxon.  
  Le Chant du Monde oppose au fourre-tout mondialiste, nommé “La World”, une approche plus “traditionaliste”, à la fois savante et populaire, privilégiant des musiques dont l’évolution, le renouvellement et la pratique “In Situ” rend la tentation de vedettariat marginale et la soumission aux exigences du marketing dérisoire. De Cuba (Malecon Social Club) à la Turquie (Levent) en passant par le Portugal (Katia Guerreiro) ou la grèce (Elisa Vellia) ce sont des répertoires aussi authentiques que vivants qui sont proposés par Le Chant du Monde.  
  Notre démarche éditoriale s’apparente plus en l’espèce à celle d’un éditeur de livres. S’appuyant sur un savoir-faire de cinquante ans qui a enrichi le répertoire jeunesse de monuments tel le Pierre et le Loup “Prokofiev/Gérard Philipe”, la série des Kipling ou Le Carnaval des Animaux, Le Chant du Monde publie des contes musicaux très adaptés à l’évolution de la jeunesse actuelle, comme la série des Tinouga, Pantin Pantine du trio Allain Leprest/Romain Didier/Jean-Louis Trintignant ou le Joséphine et les Ombres de Topor.

Le Chant du Monde fêtera ses 70 ans, saison 2007/2008.
 

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