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Rita Marcotulli est née à Rome en 1959. Elle étudie le piano
dès son plus jeune âge au Conservatoire de Santa Cecilia.
D’abord attirée par la musique brésilienne, elle se tourne
vers le jazz à 20 ans… avec succès. Sa carrière démarre sur
les chapeaux de roue. Dès le début des années 1980, elle
a la chance de travailler avec le gotha du jazz européen :
Chet Baker, John Christensen, Palle Danielsson, Peter
Erskine, Steve Grossman, Joe Henderson, Hélène La
Barriere, Joe Lavano, Charlie Mariano, Tony Oxley, Michel
Portal, Enrico Rava, Michel Benita, Aldo RomanoKenny
Wheeler...
Son jeu intime, d’une grande profondeur, ainsi que ses
arrangements subtils qui savent souligner une note et
amplifier sa charge émotionnelle, lui permettent de
multiplier les rencontres, en particulier avec les autres arts,
comme le cinéma, pour lequel elle a beaucoup composé :
“ma musique a évidemment été influencée par l’oeuvre
de nombreux grands musiciens : Thelonious Monk, Elis
Regina, Bill Evans, John Coltrane, pour citer seulement
certains d’entre eux. Mais, par-delà le monde des sons,
elle a été influencée par tant d’autres expériences
artistiques, littéraires, visuelles, et naturellement
cinématographiques. En particulier, j’ai toujours éprouvé de fortes affinités
entre le monde poétique que je cherchais à exprimer et
celui d’un des cinéastes les plus pointus de tous les temps,
François Truffaut. La nostalgie de l’enfance, la vocation
pour la fugue, le respect de la
timidité, l’ambiguïté de l’amour, le
sens de la vie qui passe, le conflit
entre innocence et expérience
traversent toute la filmographie de
Truffaut, et les mêmes sentiments
se tiennent souvent derrière les
notes de mes compositions et de mes improvisations”. Avec
“The Woman next Door”, qu’elle enregistre en 1997, jamais
le cinéma de Truffaut n’aura connu plus bel hommage.
Son nouvel album “The light side of the moon” en clin
d’oeil aux Pink Floyd, est son premier opus solo. A son
image : serein et lumineux.
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De chez moi on a une vue magnifique
sur les collines, une vue sur des
espaces ouverts, de la lumière.
Ce paysage m’a inspiré cette vision
et les arpèges, un paysage qui manque
d’une seule chose : la mer, la mer
agitée par les vagues.
Commentaire de « waves and wind »
Extrait de l’album «The light side of the moon »
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