Les mauvais coups
  Au contraire
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  Rue de la Muette est un groupe de chansons inspirées du rock et des musiques d’Europe de l’est où se mélange l’univers du cirque et des fêtes foraines. Entre réalité quotidienne et mémoire collective, Patrick Ochs de sa voix profonde et rocailleuse nous invite à découvrir ses chansons peuplées d’enfants soldats, de nomades égarés et de clowns. De textes désenchantés en musiques virevoltantes, le rouge de la fête côtoie la noirceur du désespoir. Depuis 1998, le groupe a donné près de 400 concerts en France et à travers le monde.

"La rue de la Muette, inspirée du nom d’une rue parisienne, évoque les bals parisiens du début du XXème siècle, la fête, mais aussi l’armée, la grande Muette. Mais, et c’est important, c’est aussi la cité de la muette à Drancy en région parisienne qui a servi pendant la 2ème guerre mondiale à parquer des tziganes, des juifs, des hommes , des femmes et des enfants détenus pour toutes convictions, politiques ou philosophiques ou toutes autres raisons avant d’être envoyés vers les camps de la mort. Des hommes et des femmes ont creusé un trou, un passage pour en faire évader l’ensemble du camp afin d’éviter toute prise d’otage si juste quelques uns d’entres eux s’en évadaient! Merveilleuse et généreuse utopie! Bien sûr le projet n’a jamais abouti car ils furent dénoncés."
(Patrick Ochs
)

Le 3ème album de Rue de la Muette s’appelle “Les mauvais coups” ceux qu’on donne, qu’on reçoit, qu’on fait en douce ou au grand jour, qui laissent des traces ou se font oublier pour réapparaître douloureusement beaucoup plus tard...
Les chansons sont de Patrick Ochs, souvent sur des musiques d’Etienne Vitté : histoire d’un leader fasciste à la tête d’une cohorte d’enfants soldats qui brûle tout sur son passage sans qu’on sache vraiment pourquoi, fumée des villages pillés qui s’élève vers le ciel ; de gentils miliciens qui font juste ce qu’on leur ordonne, une reprise de “Je chante” de Charles Trénet soutenu par un banjo fragile comme le vent ; des ponts qu’on traverse, parfois du bon, parfois du mauvais côté ; des funambules sur un fil tendu entre 2 tours. Des petits rois d’opérette qui défilent dans leur jolis carrosses devant leur peuple contenu par de braves flics et de gentils molosses. Des ours qui dansent, des leaders assassins que des gosses assassinent afin de reprendre leur place.

 
   
Je m’appelle Albert, au milieu
du pont, la fumée s’envole
des maisons jusqu’aux nuages !
Qui brûle mon village ?
Six miliciens, si gentils voisins,
ne sont pas si méchants
quand ils sont à jeun.

« Albert au milieu du pont »
Extrait de l’album « Les mauvais coups »

 

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